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mardi 21 janvier 2014

MAGMA Üdü Ẁüdü (1976)

Magma - Üdü Ẁüdü
Zeuhl (France)


Avec ses allures martiales, la musique de Magma ressemblait à un combat avec l’extérieur, et pour un idéal (celui de Kobaïa par exemple). Ici, avec Üdü Ẁüdü, on perçoit davantage l’enjeu d’un combat intérieur, entre deux membres éminents du groupe : Christian Vander, le gourou, et Jannick Top, le lieutenant devenant (?) son égal. Mais ce combat est fécond et positif, créatif et productif ; dans un élan d’émulation, chacun se surpasse et met sa créativité au service de l’œuvre. Au service de la renaissance de Magma. Avec de nouveaux musiciens, sous une autre forme et sous une autre latitude.

Dans Üdü Ẁüdü, il s’agit donc de faire entendre sa « voix » et sa voie, de se faire une place de premier plan au sein de Magma, mais sans anéantir le résultat artistique. Le style mis en place par Vander subit l’incursion de la basse grésillante de Jannick Top, mise en avant par la production, et participant plus que jamais à l’identité des différents morceaux. C’est l’axe, le véritable pivot du disque. Cela permet à Magma de développer un nouvel aspect de sa personnalité artistique polymorphe.

Au menu de ce disque affublé d’une magnifique pochette vert de gris, nous trouvons :

- Cinq petits morceaux tournant autour de 3-5 minutes, appliquant la nouvelle formule. Parmi les plus belles pièces, on peut citer par exemple : le morceau-titre, étrangement dépaysant, quasi exotique ; ‘Tröller Tanz’, bien curieux, pour son caractère dansant et ses textures synthétiques ; et surtout ‘Soleil d’Ork’, groovy et gélatineux…

- Le vertigineux ‘De Futura’, un classique de près de 18 minutes, ayant imprimé de manière durable les musiques expérimentales. Une suite sinistre et pesante, obscure et cauchemardesque, dans laquelle s’exercent la basse de Top bondissant et s’entortillant sur elle-même, la batterie clinique de Vander, et des vocaux renfrognés et peu accueillants. Une forme de longue danse macabre extra-terrestre et rétro-futuriste…

- ‘Ëmëhntëht-Rê’, tranchant clairement avec le reste du disque, pour ses chœurs limpides et son interprétation plus classique et délicate. C’est en fait un élément de l’album du même nom, qui sortira en 2009. C’est également le cas du thème de ‘Zombies’, même si ce morceau se rapproche plus des autres titres d’Üdü Ẁüdü, par son style.

Üdü Ẁüdü apporte véritablement une nouvelle dimension. Son approche purement musicale est plutôt riche et unique : le rôle de la basse, le traitement des textures, les rythmes diversifiés… De plus, il permet l’émergence d’un nouvel univers et de nouvelles ambiances, toujours lourdes, sombres et hostiles, atypiques et surnaturelles. Et je me permettrais de citer Christian Vander, qui a su décrire cet album de manière évocatrice : « Une œuvre d’une glaciale beauté et d’une rigueur interne implacable ».

Avec Üdü Ẁüdü, la musique de Magma renaît de ses cendres… avant d’être plongée de nouveau dans le chaos ; Üdü Ẁüdü reste aussi la fin d’une collaboration émérite entre Christian Vander et Jannick Top. Ce dernier quitte l’aventure Magma à la fin de l’année, au bout d’une relation artistique aussi fructueuse que tendue. Magma cherche alors un nouveau souffle, pour une nouvelle mue.

Note : 5/6

Morceaux fétiches : ‘Soleil d’Ork’ & ‘De Futura’

dimanche 25 décembre 2011

Klaus SCHULZE Moondawn (1976)

Klaus Schulze - Moondawn
Kosmische Musik / Électronique / Ambient (Allemagne)

Moondawn impressionne… Difficile de ne pas se laisser emporter par le flux de ‘Floating’, sa progression atmosphérique enivrante et ses mélodies en escaliers. Morceau tourbillonnaire, rythmé par des percussions toniques, ce classique fait désormais partie de la légende. Beaucoup plus accessible, moins austère que les débuts de Schulze, ‘Floating’ est une excellente entrée en matière pour les débutants, à mi-chemin entre la genèse de sa discographie et ses écarts futurs. Certes, ce titre n’a peut-être pas le génie avant-gardiste des premières œuvres, mais quelle maîtrise… Klaus Schulze propose ici d’autres horizons, de nouvelles visions enrichissant sa création, montrant une facette différente de son savoir, et de son savoir-faire. Klaus Schulze a l’habileté sidérante de mettre en place proprement toute l’architecture organique de ‘Floating’. Vers 14 minutes par exemple, on se demande vraiment comment on a pu en arriver là, tellement l’ensemble est cohérent, et semble fonctionner presque de lui-même, de façon totalement autonome. On a l’impression que l’artiste parvient à dominer la technique et les machines, à moins qu’il ne fasse carrément fusion avec elles, tel un cyborg. Quant à la seconde composition, ‘Mindphaser’, elle reste un peu dans l’ombre de ‘Floating’, sans être dépourvue de qualités. Cette autre symphonie de 25 minutes entretient en effet quelques belles promesses enchanteresses, sans pour autant entrer à mon sens dans le panthéon Schulzien. Dans un premier temps, sur l’écume d’atmosphères aquatiques se superpose une mélodie plaintive de sirène numérique, dans laquelle s’invite une ligne grasse de synthétiseur spatial. Cette pièce reste assez calme, avant que l’orgue et les percussions ne prennent brusquement le relais en milieu de parcours ; une section synthétique plus rythmée démarre et donne un nouveau visage à la composition, tout en gardant l’aspect très « méditatif ». S’il est un tantinet déséquilibré en termes de qualité de composition, Moondawn forme pourtant un tout assez homogène dans son concept et son exécution, rationnel et inspiré. Pour ses deux faces cohérentes et fusionnelles, cet album représente à la fois une méditation devant la nature, le chant des machines organiques, et une ode à la psyché de l’artiste absorbé dans son intériorité. Moondawn scelle la rencontre avec les corridors tumultueux de la pensée humaine.

Note : 5,5/6

vendredi 28 juillet 2006

Jean-Michel JARRE Oxygène (1976)

Jean-Michel Jarre - Oxygène
Musique électronique (France)


Pour beaucoup, Jean-Michel Jarre c’est un peu le gars qui fait de la musique d’ascenseur, ou de celle qu’on entendrait dans la salle d’attente du dentiste. Paraît-il. Cependant, Jarre a réussi à populariser l’électronique (certes il n’est pas le seul), et certaines de ses œuvres n’en demeurent pas moins de qualité.

Il est vrai, de l’autre côté du Rhin, de nombreux groupes avaient déjà plus ou moins mis à plat ce genre de musique. Je pense notamment à Tangerine Dream. De plus ces groupes allemands en étaient à leur deuxième phase : ils avaient déjà produit plusieurs disques de psyché cosmique qui ont fait date avant de s’adonner à une musique plus ambiante et académique… plus plate diront les puristes.

Ainsi, Jarre aurait un train de retard sur des groupes allemands qui eux-mêmes auraient déjà ourdi des œuvres plus révolutionnaires ? Deux trains de retard alors ? Ce serait peut-être comparer l’incomparable. Ce disque de Jarre comme ceux de Tangerine Dream sont très personnels et il n’est pas aisé de savoir lequel est le plus en avance dans le temps, selon le critère que l’on choisit. Quand je dis « personnel » pour Jarre c’est aussi en référence à son influence classique et à son jeu très mesuré, pour ce disque tout du moins.

Une chose est sûre à mon goût, les disques allemands ont mieux vielli que ceux de Jarre. J’ajouterais peut-être qu'Oxygène de Jarre est plus important dans l’histoire de la musique « pop », que dans l’histoire de la musique tout court. S’il a ouvert la voie il ne l’a sans doute ouverte qu’à un seul type de musique électronique, plus accessible.

Ceci dit, le disque de Jarre n’est pas déplaisant. Sa face A ressemble un peu à un grand souffle d’air frais. Oxygène est une longue respiration musicale décomposée en six parties. Une sorte de puzzle musical en fait. Si les paysages sonores du Français ont peut-être tout à envier de ceux de Tangerine Dream, ‘Oxygène II’ apparait pourtant comme un très grand morceau atmosphérique, aérien et polaire. C’est le grand moment du disque, et les deux sections qui l’encadrent ne sont pas en reste.

La face B apparaît en revanche beaucoup moins prenante. Elle commence par ‘Oxygène IV’, le tube que tout le monde connaît… vous savez la vidéo avec les pingouins… pas du grand art, non… Le long ‘Oxygène V’ se divise quant à lui en deux parties, une section calme et une section plus entraînante, dopée par une rythmique ronde et glacée. Ce morceau reste tout de même assez moyen. Si le disque se finit de manière plus que correcte avec ‘Oxygène VI’, la face B ne tient donc pas trop la comparaison avec la première.

Jarre a donc poussé son travail musical vers moins de minimalisme, d’abstraction, d’expérimental, et vers plus de mélodie. Son habileté fut récompensée par un très grand succès et son projet fut donc réussi. Aujourd’hui encore Oxygène reste un classique même si la comparaison avec ce qui se faisait outre-Rhin à l’époque pourrait lui porter préjudice. Il faut donc le prendre comme il est : un disque pour populariser la musique électronique. Mais reste à savoir si ce projet est en lui-même vraiment ambitieux, mais ça, comme nous l'avons dit, c’est un autre débat.

Note : 4/6

mercredi 10 mai 2006

CAMEL Moonmadness (1976)

Camel - Moonmadness
Progressif (Angleterre)


Un voyage vers la lune… Du nostalgique ‘Song Within a Song’ aux brumes atmosphériques et humides de ‘Lunar Sea’, Moonmadness n’est rien d’autre que cela. Le progressif de Camel se tourne ici vers des ambiances nappées et mystérieuses qui nous transportent loin dans le temps et dans l’espace. À mi-chemin entre space rock et prog technique, les chansons de Moonmadness respirent la délicatesse et la minutie. Certes, nous sommes loin des défis que lancent tant de musiciens au monde de la musique : les longues suites bucoliques de Genesis et de Yes, les ornementations riches et précises de Gentle Giant, la fusion musicale schizoïde opérée chez King Crimson… Mais le groupe offre ici une musique travaillée et attachante. Si certains pourront lui reprocher son côté parfois nonchalant, je vois plutôt dans cet album l'expression toute humble de sentiments rentrés et contenus, comme sur les très beaux ‘Air Born’ et ‘Spirit of the Water’. Camel reste un groupe qui sait se créer son univers, nous révélant ici une musique tendre et magique.

Note : 5/6

jeudi 4 mai 2006

GENESIS Wind & Wuthering (1976)

Genesis - Wind & Wuthering
Progressif (Angleterre)


Sur A Trick of the Tail soufflait le chaud, et sur Wind & Wuthering… le froid. Je me rappelle avoir fait connaissance de ce disque et de sa belle pochette quand je découvrais la partie immergée (et donc la plus importante) de l’iceberg discographique de Genesis. En fait, musicalement, la production est ici toujours aussi singulière et magique. Elle donne une petite teinte gelée et givrée aux différentes chansons. Au niveau des morceaux eux-mêmes, Banks fait preuve d’une verve étincelante avec ‘One for the Vine’ et ‘All in a Mouse’s Night’, mais surtout grâce à l’excellent ‘Afterglow’ qui clôt le disque de la plus belle des manières en laissant rêveur. Quant au titre qui ouvre le disque, ‘Eleventh Earl of Mar’, il reste plutôt pas mal, surtout pour sa section middle. Il y a également cette belle ballade tout à fait sympathique écrite par Hackett et Collins : le mélodique ‘Blood on the Rooftops’... On notera aussi le très bon instrumental ‘Unquiet Slumbers for the Sleepers...’ et sa suite, ‘... in that quiet Earth’, qui reprend des thèmes du disque. Néanmoins on peut tout de même rester légèrement sur sa faim : avec un tel enrobage on aurait pu s’attendre à des ambiances à la ‘Cinema Show’ ou ‘Supper’s Ready’ version hivernale… mais malheureusement ce disque tourne parfois un peu à vide (le refrain assez lamentable de ‘Your own Special Way’…). Il nous fait part d’une richesse sur la production, les sons, la forme tout en nous déroutant sur certains passages plutôt faiblards et engourdis au niveau de l’inspiration, bien que les musiciens demeurent au point dans l’exécution. Devant cette oeuvre de qualité, on peut donc penser qu'il y avait de la place pour encore mieux... Ceci dit, grâce à certains titres le disque s’en sort globalement très bien, et l’on parvient à se glisser dans ce nouveau monde de lacs gelés et de terres enneigées, où le froid hivernal vient chatouiller notre sensibilité.

Note : 5/6

GENESIS A Trick of the Tail (1976)

Genesis - A Trick of the Tail
Progressif (Angleterre)


Y-a-t-il une vie après Peter Gabriel ? Telle est la question qui brûle toutes les lèvres après son départ. Ce nouveau disque, A Trick of the Tail, nous apporte une première réponse : il semblerait que oui. Il s’agit d’un disque raffiné, clair-obscur, qui lève le voile sur une musique sombre et envoûtante. Le théâtre qui s’ouvre à nous est proprement magnifique, même s'il était difficile de composer une œuvre capable de s’extirper de l’ombre du précédent disque, The Lamb Lies Down on Broadway. Les chansons embrasées et flambant neuves nous transportent sur les terres noires et brûlantes d’un monde englouti sentant le soufre. Dans ce nouvel album incandescent et féerique, Banks et Collins jouissent de nouveaux espaces. Rythmiques bouillantes, lignes mélodiques enchevêtrées, tout est au service d’une beauté lugubre et saillante au sein d’un disque fiévreux et allumé en diable, où l’art de l’ornementation délicate reste pratiqué avec une maturité sans faille. Dès l’incendiaire ‘Dance on a Volcano’, le bal s'ouvre dans un climat caniculaire. ‘Entangled’, comptine acoustique, est un vrai bijou, comme en témoigne sa magnifique section instrumentale. Il est en effet à noter que Genesis ourdit à la perfection ces passages instrumentaux, comme sur le rutilant et enthousiaste ‘Robbery, Assault & Battery’, ou encore sur ‘Ripples’, absolument magnifique. Le disque vaut largement le détour pour ces titres, comme pour son humour léger et cuisant. Autres cols du disque : ‘Mad Man Moon’ et le morceau éponyme, où les mélodies sont ici peut-être privilégiées, sans oublier l’épineux ‘Squonk’. À la fin de disque, le quasi-instrumental ‘Los Endos’ reprend légèrement ‘Dance on a Volcano’ et ‘Squonk’, et ce conte merveilleux se referme devant nos yeux de braise. Cultivant magie et élégance, A Trick of the Tail est un très grand disque, périlleux et passionné.

Note : 5,5/6

vendredi 21 avril 2006

VAN DER GRAAF GENERATOR Still Life (1976)

Van der Graaf Generator - Still Life
Progressif (Angleterre)


Still Life est à nouveau un disque de lyrisme névrotique et de puissance maîtrisée, une oeuvre au son unique qui fait la marque de fabrique de Van der Graaf Generator. Ici encore l'oeuvre du groupe n'est pas épargnée par la folie théâtrale de Peter Hamill, et les paroles sont habillées d'une certaine ambiguïté existentielle, à mi-chemin entre réflexions sombres et espoir revigorant et flamboyant. Cependant, l'inspiration est parfois un peu émoussée et le disque se révèle moins percutant et absorbant que les précédents. Mais peut-être aurai-je un jour la chance d'avoir ma revanche sur ce disque... ‘Pilgrims’, titre d'ouverture au romantisme souffrant, est un des grands morceaux de VdGG : épique, accompagnée d'un clavier cérémonial, la mélodie poignante de cet hymne est un grand moment de musique, aussi bien sur disque qu'en live. J'estime en revanche que le morceau-titre lui succédant est plutôt décevant, un poil faiblard et caricatural. Ensuite, ‘La Rossa’, dans le pur style de VDGG, et l'intimiste et relaxant ‘My Room’ enfoncent le clou de Godbluff, le disque qui avait ouvert la deuxième période du groupe (75-77). Pour ma part les deux disques sont à écouter même si Still Life reste dans l'ombre du précédent sous certains aspects : on repère toujours cette osmose entre les musiciens dans leur composition et leur exécution mais le style est parfois curieusement un peu emprunté et certains passages instrumentaux ne font pas toujours mouche. Aussi, le deuxième grand moment du disque est le très typé (peut-être trop ?) ‘Childlike Faith in Childhood's End’, très bien senti, musicalement assez bien huilé, et présentant des passages plus émotifs. Ainsi, Still Life est un disque encore très personnel, réflexif, d'une qualité indéniable, mais gardant parfois malheureusement, s'il on fait la fine bouche, un petit parfum de fond de bouteille assez dérangeant.

Note : 4/6

samedi 16 juillet 2005

PICCHIO DAL POZZO Picchio dal Pozzo (1976)

Picchio dal Pozzo - Picchio dal Pozzo
Progressif Italien / Canterbury

Comme quoi, la scène de Canterbury n’est pas figée dans le temps et dans l’espace ; nous sommes ici en Italie, en 1976. Dans cet album les musiciens se promènent sur les routes déjà tracées par Soft Machine et Hatfield and the North, celles qui nous mènent vers un univers énigmatique où se côtoient jazz téméraire et ambiances soyeuses.

Le disque est en effet un véritable générateur d’atmosphères nous transcendant par l'éclat de leur lumière (‘Merta’, magnifique introduction). On se sent capable de traverser, de transpercer le temps, et de ressentir une forme de nostalgie rayonnante grâce à cette musique dans laquelle l’avenir semble parfois décapité (‘Napier’), et qui pourrait habiller ces moments si particuliers de solitude absolue (‘Off’).

Ces huit morceaux sont les clefs nous ouvrant la voie d'une oeuvre romantique, élégante et perturbante, à mi-chemin entre la chaleur du jazz (‘Cocomelastico’) et la froideur blanche d’expérimentations légèrement avant-gardistes et carrément psychédéliques (‘Seppia’). Les claviers et les cuivres, éblouissants, obtiennent une place de choix et nous guident dans nos réflexions autour de ces morceaux étincelants (‘La Bolla’).

Mais nos prophètes de Picchio dal Pozzo qui se font les témoins exemplaires du style Canterbury ont dédié leur œuvre à Roberto Viatti. Qui est donc ce personnage ? S’agit-il d’un maître à penser ? D’un guide ? D’un gourou ? Roberto Viatto n’est rien d’autre que Robert Wyatt, cette figure si importante pour le progressif et la musique en général. Cet album devient alors un témoignage, un testament, une réécriture du Canterbury dans sa propre langue, mais avec une chaleur, un recul, qui ne semblent correspondre à rien d’autre qu’à une profonde maturité.

Note : 6/6