
Métal progressif (Suède)
Aux premiers abords, Ghost Reveries ne semble pas apporter grand-chose à la discographie déjà si riche et exemplaire d’Opeth. Et pourtant, deux approfondissements non négligeables permettent aux rêveries fantomatiques du groupe d’atteindre des sommets artistiques : l’héritage toujours plus présent du rock progressif, et des riffs magistraux venus de l’au-delà, alors qu’on pouvait penser qu’Opeth avait déjà tout dit.
Le groupe a visiblement encore à offrir, pour notre plus grand plaisir. Le plaisir d’avoir devant nous un nouveau panorama merveilleux, animé d’une réelle ambiance, à la fois ancestrale et naturaliste, d’où émerge une forme de mysticisme envoûtant. Les textures des claviers de Per Wiberg (fraîchement membre officiel du groupe) apportent notamment du corps à l’album, et un côté suranné lié à la culture folk et au prog-rock seventies. Des compositions comme ‘Atonement’ ou ‘Hours of Wealth’ vont dans ce sens.
Opeth parvient également à se transcender à travers de nouveaux morceaux éblouissants. ‘Ghost of Perdition’, en ouverture, est une pure merveille, notamment grâce à sa section claire absolument renversante, reprise en toute fin de façon impériale et décisive. ‘The Baying of the Hounds’ lui succède triomphalement, faisant florès de nombreux riffs efficaces. Et que dire de ‘Beneath the Mire’ ou des douze minutes de ‘Reverie/Harlequin Forest’, capables de nous proposer de passages subjuguants et hors du commun… semblant ouvrir la voie vers une autre réalité musicale.
Pour sa complexité étourdissante, la qualité de ses motifs, et pour tout le sens qu’Opeth donne aux textures, Ghost Reveries est un disque particulièrement intense et profond. Un authentique album de synthèse progressive, empreint de romantisme et de mélancolie ; c’est ainsi qu’‘Isolation Years’, clôturant l’album, nous enlace dans une dernière rêverie évocatrice et introspective, montrant une fois encore toute l’équivocité d’un opus d’exception.
Note : 6/6
Le groupe a visiblement encore à offrir, pour notre plus grand plaisir. Le plaisir d’avoir devant nous un nouveau panorama merveilleux, animé d’une réelle ambiance, à la fois ancestrale et naturaliste, d’où émerge une forme de mysticisme envoûtant. Les textures des claviers de Per Wiberg (fraîchement membre officiel du groupe) apportent notamment du corps à l’album, et un côté suranné lié à la culture folk et au prog-rock seventies. Des compositions comme ‘Atonement’ ou ‘Hours of Wealth’ vont dans ce sens.
Opeth parvient également à se transcender à travers de nouveaux morceaux éblouissants. ‘Ghost of Perdition’, en ouverture, est une pure merveille, notamment grâce à sa section claire absolument renversante, reprise en toute fin de façon impériale et décisive. ‘The Baying of the Hounds’ lui succède triomphalement, faisant florès de nombreux riffs efficaces. Et que dire de ‘Beneath the Mire’ ou des douze minutes de ‘Reverie/Harlequin Forest’, capables de nous proposer de passages subjuguants et hors du commun… semblant ouvrir la voie vers une autre réalité musicale.
Pour sa complexité étourdissante, la qualité de ses motifs, et pour tout le sens qu’Opeth donne aux textures, Ghost Reveries est un disque particulièrement intense et profond. Un authentique album de synthèse progressive, empreint de romantisme et de mélancolie ; c’est ainsi qu’‘Isolation Years’, clôturant l’album, nous enlace dans une dernière rêverie évocatrice et introspective, montrant une fois encore toute l’équivocité d’un opus d’exception.
Note : 6/6
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