samedi 19 octobre 2013

OPETH Watershed (2008)

Opeth - Watershed
Métal progressif (Suède)


Watershed signerait-il le début d’une nouvelle période artistique pour Opeth ? Le groupe ne délaisse pas son style, l’enrichissant toujours de dynamiques progressives, mais deux nouveaux membres se joignent au projet : le batteur Martin Axenrot et le guitariste Fredrik Åkesson. Ce, après deux départs majeurs, scellant la fin d’une ère particulièrement féconde : Peter Lindgren, qui représentait beaucoup l’âme du groupe, et Martin Lopez, quittant ses fûts pour des problèmes de santé. La fin d’un line-up d’exception, à l’origine de nombreux disques de grande valeur.

Watershed est un disque bien déstabilisant aux premières écoutes (et parfois difficile à évaluer), pour trois raisons :

- Tout d’abord, les meilleurs passages de Watershed semblent paradoxalement les plus calmes (les plus accessibles aussi ?) : la jolie intro ‘Coil’ (où s’invite la voix cristalline de Nathalie Lorichs), la section claire de ‘Porcelain Heart’, le début de ‘Hessian Peel’ et la ballade ‘Burden’ brillant pour son final de soli de guitares de toute beauté…

- De plus, à l’écoute de Watershed, on reste un peu dans l’attente d’un de ces riffs métal qui font la marque de fabrique d’Opeth. En vain… et ce malgré des morceaux à tiroir fougueux, sombres et toniques, proposant des changements de structure plutôt fluides. Cela est un peu frappant, surtout après un Ghost Reveries qui n’était pas avare en riffs implacables, Watershed ressemblant faussement aux chutes studio de ce dernier (s’il on veut noircir le trait).

- Ce nouvel opus se laisse difficilement comprendre, les ambiances nous paraissent parfois un peu étrangères, moins captivantes, plus difficiles à appréhender. Toutefois, l’album semble miser davantage sur l’équilibre et la cohérence entre des passages inquiétants et d’autres plus apaisés, le tout appuyé par une production lisse et agréable. Les subtilités se dévoilent progressivement, les choses semblent donner de leur sens au fil des écoutes, jusqu'à l'évidence...

... Watershed est de l'ordre de la révélation intérieure. Grâce à ses atouts indéniables, ce neuvième album du groupe regorge de belles surprises enfouies, se laissant découvrir avec émerveillement. Un achèvement authentique, sans pour autant être la pierre angulaire de la discographie.

Note : 5/6

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