
Métal légèrement atmo, légèrement indus, légèrement progressif… (Norvège)
Le troisième album de Solefald propose un métal assez contemporain, sombre et arty, plein de contrastes tout en restant très homogène. Du black métal progressif instable, en pleine dégénérescence, présentant paradoxalement une rigidité et une urgence parfois proches de celle du punk. Il se rapproche aussi d’une forme de modernité industrielle, dans le son et l’agressivité qui y est mise. À mettre en regard de Rebel Extravaganza de Satyricon et de 666 International de Dødheimsgard, œuvres sorties en 1999 et ayant apporté un souffle indus assez marqué au monde black métal.
Même s’il n’y ressemble pas trop, Pills Against the Ageless Ills est un album conceptuel racontant une histoire (un peu à dormir debout). Mais cela reste assez secondaire ; l’essentiel est vraiment l’univers musical qui se déploie. À mon sens l’opus s’axe pas mal autour de ruptures mais aussi de passages ambiants, étranges et troubles, parsemés dans les morceaux (écoutez par exemple ‘Fuck Talks’). Cette démarche me rappelle curieusement celle de Faith no More et devient un peu la marque de fabrique subconsciente de Pills….
Le groupe se renouvelle, expérimente, tout en gardant une vraie personnalité, exprimée à travers des sons (ce petit orgue par exemple…), des gimmicks mélodiques, des jeux d’opposition (voix claire, voix black). Bref, des signes marquant clairement leur territoire artistique. Mais en termes d’efficacité, il nous gratifie tout de même de quelques titres assez accrocheurs, comme ‘The Death of Father’, ‘Hyperhuman’, mais surtout l’entêtant et tubesque ‘The USA don’t Exist’, qui ne manquera pas de tourner longuement sur votre platine.
Palettes de vocaux, de sons, de registres, d’humeurs… Sans atteindre des sommets, Pills Against the Ageless Ills attire l’attention, et demeure un disque personnel de très bon niveau, qui doit cependant s’apprivoiser. Grâce aux atmosphères distillées et à son style paradoxalement assez précis, Solefald fait du caractère un peu « insondable » de son œuvre un véritable atout.
Note : 4,5/6
Même s’il n’y ressemble pas trop, Pills Against the Ageless Ills est un album conceptuel racontant une histoire (un peu à dormir debout). Mais cela reste assez secondaire ; l’essentiel est vraiment l’univers musical qui se déploie. À mon sens l’opus s’axe pas mal autour de ruptures mais aussi de passages ambiants, étranges et troubles, parsemés dans les morceaux (écoutez par exemple ‘Fuck Talks’). Cette démarche me rappelle curieusement celle de Faith no More et devient un peu la marque de fabrique subconsciente de Pills….
Le groupe se renouvelle, expérimente, tout en gardant une vraie personnalité, exprimée à travers des sons (ce petit orgue par exemple…), des gimmicks mélodiques, des jeux d’opposition (voix claire, voix black). Bref, des signes marquant clairement leur territoire artistique. Mais en termes d’efficacité, il nous gratifie tout de même de quelques titres assez accrocheurs, comme ‘The Death of Father’, ‘Hyperhuman’, mais surtout l’entêtant et tubesque ‘The USA don’t Exist’, qui ne manquera pas de tourner longuement sur votre platine.
Palettes de vocaux, de sons, de registres, d’humeurs… Sans atteindre des sommets, Pills Against the Ageless Ills attire l’attention, et demeure un disque personnel de très bon niveau, qui doit cependant s’apprivoiser. Grâce aux atmosphères distillées et à son style paradoxalement assez précis, Solefald fait du caractère un peu « insondable » de son œuvre un véritable atout.
Note : 4,5/6
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