dimanche 3 novembre 2013

DISILLUSION Back to Times of Splendor (2004)

Disillusion - Back to Times of Splendor
Métal progressif (Allemagne)


Des sons qui me parlent, m’évoquent quelque chose, véritablement... Des structures progressives, la force brute du métal, un peu de violence et quelques splendeurs : le son d’une époque… Retournons donc en 2004, l’occasion de se réécouter Back to Times of Splendor. D’autant plus qu’avec le recul, pour beaucoup, ce premier album de Disillusion fait figure de classique moderne du genre (et ce même si leur reconnaissance me dépasse parfois un peu).

Tout d'abord, Back to Times of Splendor propose des éléments qui résonnent en moi de façon positive (malgré un nom de groupe assez sombre) : des climats diversifiés, des dynamiques progressives, des riffs catchy, des rythmes de caractères… le tout parfaitement en équilibre et appuyé par une production agréable, lisse, chaleureuse et riche. En somme, un certain nombre de caractéristiques attractives, propre au genre, et formant un tout cohérent.

De bons éléments mais aussi de bons titres. ‘… And the Mirror Cracked’, le titre d’ouverture, présente des changements de structure plutôt féconds. C’est moins son refrain, faussement catchy, que la richesse apportée par ses différentes ruptures qui me plaît ici. Le solo de ‘Fall’ et le « refrain » final de ‘Alone I Stand in Fires’ sont également des moments efficaces et prenants, révélant la personnalité du groupe. L’introduction d’‘A Day by the Lake’, plus hypnotique, apporte une nouvelle tonalité d’ambiance à l’opus.

Mais il est difficile de passer outre les deux grandes pièces du disque : le morceau-titre et ‘The Sleep of Restless Hours’, durant chacune autour de quinze minutes. Chacune renferme notamment en son sein un long passage posé et exécuté avec finesse, garantissant toujours plus la variété de caractères du disque. Je note surtout la section middle du morceau ‘Back to Times of Splendor’, vraiment sublime, et dont l’exécution à la batterie demeure on ne peut plus juste.

Pourtant, malgré une multitude d’écoutes, j’ai toujours eu le sentiment de ne pas être parvenu à rentrer totalement dedans. C’est vrai, certains passages semblent un peu brouillons, et des mélodies restent un peu naïves, notamment à cause d’un côté épique pas toujours bien exploité. Mais derrière ses quelques effets de manche presque pardonnables, on retrouve un disque généreux et très bien maîtrisé dans l’ensemble, et dans lequel on se sent toujours un peu chez soi.

Note : 5/6

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