
Métal extrême progressif (Norvège)
"Axiom"… le titre lui-même nous annonce, sans mentir, un disque mathématique et progressif… Mais Axiom, le premier album des Norvégiens d’Ansur est avant tout un disque de métal sombre et abrupt, nerveux et tendu, voire assez extrême ; il cultive en filigrane les atmosphères d’un black métal évocateur et un peu épique, pas si éloigné des contrées d’Emperor (*), sans connaître pour autant l’emphase et la puissance de production de leurs œuvres plus récentes. Et pour cause, Axiom fut enregistré dans les propres studios du groupe : un aspect self-made qui peut se révéler ici tout à fait à propos.
Très heavy et agressif, Axiom pose rapidement le décor avec ‘Earth Erasure’ : des riffs hostiles, des chœurs discrets et énigmatiques, chantant les déboires d’un univers post-apocalyptique assez conceptuel. Mais ce qui frappe immédiatement nos oreilles si délicates c’est ce chant très en retrait, façon « combiné téléphonique », qui sera peut-être pour beaucoup la critique négative majeure de l’opus. À titre personnel, ce parti pris de production ne me pose pas vraiment de problème.
C’est avant tout la qualité des riffs qui me semble être la priorité d’écoute de cet Axiom. Et pour le coup, Ansur tient déjà plusieurs bons titres à son actif :
À l’écoute d’Axiom, Ansur montre qu’il n’est pas dénué de personnalité. La production sèche pourra peut-être réfréner l’enthousiasme de ceux voulant goûter aux dynamiques progressives du groupe. Mais ce ne serait pas faire justice au quatuor, qui offre de belles promesses pour la suite. Derrière son aspect brut et juvénile, Axiom demeure un disque attachant et maîtrisé.
Note : 4,5/6
(*) : le groupe avait d’ailleurs été signé sur le label de Samoth d’Emperor : Nocturnal Art Productions.
Très heavy et agressif, Axiom pose rapidement le décor avec ‘Earth Erasure’ : des riffs hostiles, des chœurs discrets et énigmatiques, chantant les déboires d’un univers post-apocalyptique assez conceptuel. Mais ce qui frappe immédiatement nos oreilles si délicates c’est ce chant très en retrait, façon « combiné téléphonique », qui sera peut-être pour beaucoup la critique négative majeure de l’opus. À titre personnel, ce parti pris de production ne me pose pas vraiment de problème.
C’est avant tout la qualité des riffs qui me semble être la priorité d’écoute de cet Axiom. Et pour le coup, Ansur tient déjà plusieurs bons titres à son actif :
- ‘Post-Apocalyptic Wastelands’, dont j’aime beaucoup l’incursion des guitares claires/acoustiques (disséminées par endroits dans l’ensemble du disque), introduisant un passage inquiétant plutôt réussi ;
- ‘Interloper’, variant les tempos et ourdissant des sections de guitares assez complexes et tout à fait prenantes (vers 4:55 & 6:54 notamment) ;
- ‘The Desert Messiah’, au côté fougueux bien exploité à travers ses riffs (et ce malgré des vocaux ici assez approximatifs), et présentant une middle section claire (4:08) toujours très mathématique et progressive.
À l’écoute d’Axiom, Ansur montre qu’il n’est pas dénué de personnalité. La production sèche pourra peut-être réfréner l’enthousiasme de ceux voulant goûter aux dynamiques progressives du groupe. Mais ce ne serait pas faire justice au quatuor, qui offre de belles promesses pour la suite. Derrière son aspect brut et juvénile, Axiom demeure un disque attachant et maîtrisé.
Note : 4,5/6
(*) : le groupe avait d’ailleurs été signé sur le label de Samoth d’Emperor : Nocturnal Art Productions.
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